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FICHE TECHNIQUE DE NOTRE MAISON

1) La question énergétique

Lors de la conception des plans, la question énergétique a bien évidemment été soulevée. Comment faire pour optimaliser au mieux l'isolation du bâtiment sans "couler" le budget de la construction.

Il faut savoir qu'un bâtiment est chauffé naturellement par les rayonnements du soleil. Sous nos latitudes en hiver, ce rayonnement n'est pas suffisant pour atteindre une température proche des 20 degrés, on fait donc appel au chauffage. Dans un logement tradionnel, la moitié de la consommation totale d'énergie est utilisée pour le chauffage. En conséquence, il est indipensable de prendre en compte le problème de l'isolation, surtout à l'heure où l'énergie devient de plus en plus chère.

Certes, nous n'avons pas opté pour une maison "passive", ces bâtiments qui en quelque sorte, s'auto-chauffent quasiment (dépense en énergie réduite de 3 à 4 fois par rapport à la normale), car la dépense est conséquente, bien qu'elle soit sans doute justifiée... Nous avons néanmoins été assez loin dans notre réflexion dépassant ainsi les prescrits légaux en vigueur actuellement... résultat, nous avons une maison "basse énergie" (coefficient d'isolation inférieur à 35).

Le niveau d'isolation thermique globale d'une maison est défini par le coefficient "K". Il prend en compte les déperditions de chaleur à travers les murs extérieurs, les toitures, les sols et les fenêtres. Plus le coeffcient "K" est faible, mieux la maison est isolée. Les normes actuelles en région Wallonne imposent un "K" inférieur à 55. La plupart des maisons neuves proposées par les entrepreneurs "clé sur porte" proposent un coefficient K=45. Lors de de la demande du permis d'urbanisme, notre architecte a d'ailleurs du justifier, au moyen d'un formulaire ad hoc, que le bâtiment atteignait bien le coefficient minimum (K=55). Si vous souhaitez plus d'information sur le calcul de ce coefficient, vous pouvez vous rendre sur la page de la région Wallone consacré à cet effet.

Ainsi pour notre maison, le coefficient d'isolation thermique est K=33 (ce qui en outre, nous permet d'obtenir une prime significative de la région Wallone désireuse d'encourager les futurs propriétaires en ce sens...).

Voici la manière et les choix que nous avons arrêtés pour en arriver là :

En guise de préalable, et avant de "s'attaquer" à l'isolation proprement dit, prenez soin de favoriser le placement de vos fenêtres en direction du sud dans la création de votre projet. Dans notre cas, le sud étant à l'arrière du terrain, nous avons placé pas moins de 8 baies en façade arrière, comme représenté sur le visuel :

Attention cependant... plus il y a de fenêtres, plus il y a de perte calorifique et donc plus vous devrez isoler vos murs, car les châssis autant que le vitrage, bien qu'ils soient étudiés pour, n'isolent pas aussi bien que vos murs extérieurs, à bon entendeur... -:)

1. L'isolation dans les murs : selon Eurima, l'association européenne des fabricants de matériaux d'isolation, en Belgique, une maison doit avoir entre 4 et 5 cm d'isolant dans les murs. Pour notre maison, nous avons augmenté cette côte à 8 cm d'isolant dans les murs. En outre, il faut savoir que pour améliorer (encore un peu) l'isolation des murs, vous pouvez favoriser des blocs de terre cuîte plutôt que des blocs en Argex (béton/argile), mais hélas, c'est en défavorisant l'isolation acoustique, ce que nous n'avons pas souhaité faire... Là, bien évidemment, chacun fait ses choix -:)

A titre indicatif : dans le métré que l'architecte avait réalisé pour les appels d'offres, nous avons étudié la différence de prix entre une isolation 6 cm et une isolation 8 cm. Pour notre maison, cette différence s'élevait à 2,75 eur/m² htva, soit une différence de 683,90 eur tvac pour l'ensemble du bâtiment... mais au final, une économie potentielle sur vos factures de chauffage bien plus élevée !

2. L'isolation du toit : il faut savoir que la plupart des entrepreneurs vous suggèrent d'envisager environ 8 à 10 cm d'isolant sous votre toiture... Etant particulièrement peu amateur des "grandes chaleurs" sous toit en été, nous avons opté pour 18 cm d'isolant dans le toit.

A titre indicatif : dans le métré que l'architecte avait réalisé pour les appels d'offres, nous avons étudié la différence de prix entre une isolation 15 cm et une isolation 18 cm. Pour notre maison, cette différence s'élevait à 2 eur/m² htva, soit une différence de 334,09 eur tvac pour l'ensemble du bâtiment... mais au final, une économie potentielle sur vos factures de chauffage bien plus élevée !

3. L'isolation du sol (dalle) : la "norme" fait état d'une isolation sous-chape de 5 cm... nous avons opté pour 8 cm d'isolant au niveau du sol.

4. Les châssis : appelées aussi "menuiseries extérieures", elles sont dotées de doubles vitrage à très haute performance thermique (K=1,1 W/m2K)... ce qui est le standard à l'heure actuelle. Mais où bien souvent l'isolation fait défaut dans les offres "standard" c'est sur l'isolation du châssis proprement dit. A ce niveau là nous avons, par exemple, favorisé un châssis en PVC de 5 chambres (la norme : 3 chambres), il s'agit de ces petits espaces dans la structure au sein desquels un vide d'air a été réalisé. Ceci dit, la manière dont sont réalisés les châssis revêt aussi une importance, mais nous n'allons pas ici rentrer dans des aspects techniques. En ayant favorisé une meilleure isolation au niveau des châssis, nous obtenons pour ces derniers un coefficient d'isolation supérieur au vitrage, nous gardons ainsi le bénéfice de l'isolation procurée par ce dernier.

5. La porte de garage : certes, la bonne vieille porte de garage à bascule en acier est sans aucun doute moins chère (+/- 800 euros)... mais au niveau isolation... zéro ! Compte tenu que le garage fait partie intégrante de notre maison nous devions prendre en compte cet aspect au risque de faire remonter de manière significative notre coeffcient "K" ! Pour cette raison, nous avons opté pour une porte sectionnelle double paroi isolée 42 mm (budget à prévoir +/- 1.550 euros tvac sans moteur éventuel... rajouter alors +/- 600 euros tvac).

Enfin, outre l'isolation, plusieurs options peuvent être retenues pour vous assurer des économies futures en chauffage. A cet effet, le choix d'une chaudière à condensation murale peut être une piste, mais également, le placement d'un chauffage alternatif tel qu'une cassette ou un feu ouvert. Ceux dans nos proches qui ont eu l'intelligence de prévoir cette option réalisent, croyez-moi, des économies significatives en frais de chauffage, raison pour laquelle, nous avons décidé de prévoir l'installation d'une cassette dans notre salon. A ce sujet, deux grandes solutions s'offraient à nous : la logique du poele à pelet ou la traditionnelle cassette. Nous avons retenu la dernière option pour la raison suivante : le poele à pelet nécessite l'électricité pour fonctionner, le feu dans une cassette, jamais > question d'indépendance totale envers les fournisseurs d'énergie.

Dernier sujet : les panneaux solaires... Nous avons décidé de ne pas privilégier cette piste dans un premier temps. Un de mes clients, électricien de son état (et placeur débordé de panneaux photovoltaïques... tellement la demande est grandissante), m'indiquait il y a quelques temps par une image assez représentative : "au début des années 90, comment étaient les premiers GSM ?, vous aviez une sorte de brique avec une antenne géante pour un budget plutôt élevé... aujourd'hui ? vous avez un tout petit appareil pour un prix démocratique... Pour les panneaux solaires, ce sera pareil...". Je pense en effet, que d'ici 5 ou 10 ans, c'est un sujet que nous pourrons ressortir du placard, en attendant... nous avons d'autres priorités -:)

2) Tailles et dimensions du bâtiment

Lors de la réalisation des plans, dans un premier temps, vous vous voyez bien propriétaire d'une maison (que vous considérez naïvement "normale") de 20 mètres sur 20, ou presque... -:) croyez-moi, la contrainte budgétaire (et sans doute la place sur votre terrain) vous rattrapera au tournant -:). En effet, chaque mètre de façade en plus ou en moins, modifie fondamentalement le prix de votre projet (n'oubiez pas d'appliquer cette différence à l'ensemble des niveaux de votre maison... calculez le nombre de m² supplémentaires que ça donne). En finalisant nos plans, nous en étions même à définir ce que coûtait le cm de façade... c'est un montant de plusieurs centaines d'euros à prévoir !

Comme expliqué dans la page "Les entrepreneurs", si nous avions opté pour un "clé sur porte", nous aurions du, pour le même budget, réduire notre maison d'environ 30% de sa superficie... soit pas loin de 80 m² !

En effet, la superficie totale du bâtiment est de 261,31 m² répartie sur 3 niveaux dont l'un est provisoirement un grenier (l'étage), ce qui est à mon sens, est plus que correct.

> Rez-de-jardin : 88,98 m² (dont 14,35 m² de cave), soit 74,63 m² "habitables"

> Rez-de-voirie : 88,02 m² (dont 18,55 m² de garage), soit 69,47 m² "habitables"

> Etage : 84,31 m²

La surface au sol du bâtiment étant de 107,10 m²

Les dimensions du bâtiment son les suivantes : 12,25 m / 9,40 m / 4,20 m / 1,00 m / 8,05 m / 8,40 m

Bien évidemment, tenez en compte que selon les règlements urbanistiques en vigueur, votre maison doit être positionnée à minimum 3 mètres des limites de votre terrain... l'importance d'en connaître les mesures peut donc déjà vous y aider dans vos réflexions de plans...

> Hauteur totale du bâtiment à partir du niveau "jardin" : 10,09 m

> Hauteur totale du bâtiment à partir du niveau "rue" : 7,24 m

> Hauteur sous corniche à partir du niveau "jardin" : 6,35 m

> Hauteur sous corniche à partir du niveau "rue" : 3,50 m (2,66 m pour le garage)... de vous rappeler que la côte 3,50 m sous corniche pour un niveau "rue" est une contrainte en Wallonie...

3) Les fondations VS l'étude de l'ingénieur en stabilité

En "visitant" les entrepreneurs de "clé sur porte", nous nous sommes aperçu des différences significatives qui pouvaient exister sur la densité du béton utilisé pour les fondations... En faisant quelques recherches, nous avons constaté que pour assurer la stabilité correcte d'une bâtiment, une densité de 300 à 350 kg de ciment au m³ de béton était idéale (l'un des entrepreneurs "clé sur porte" qui affichait un prix moindre par rapport à ses concurrents directs proposait dans les petites lignes de son contrat, un béton de 150 kg de ciment au m³ ! Ce qui est inadmissible... mais surtout dangereux !)... Si comme nous vous l'ignoriez, il ne vous en faudra pas plus pour vous convaincre à utiliser l'aide d'un ingénieur en stabilité... (Dans la page "Les entrepreneurs", nous vous indiquions d'ailleurs avoir travaillé avec MC-CARRE).

Le gros avantage de faire étudier vos fondations par un tel bureau, c'est qu'ils prennent la responsabilité de celles-ci et en vérifient la réalisation sur chantier... Pour nous, les fondations étaient l'une des toutes grandes priorités sur lesquelles nous ne souhaitions pas transiger... Tout comme l'isolation du bâtiment et la prévention des problèmes d'humidité... le point suivant -:)

Pour terminer de nous convaindre il nous aura fallu discuter avec le mari d'une cousine de mon épouse travaillant pour une grosse société de béton... croyez-moi, soyez vigilant !

4) Isolation des murs enterrés

Dernier sujet que nous souhaitions partager avec vous, c'est l'isolation de vos éventuels murs enterrés... ne négligez pas cet aspect, il est primordial (ainsi que tous ceux vous permettant de vous prémunir contre des problèmes potentiels d'humidité) ! A ce sujet, mon beau-père a trouvé un site qui identifie clairement le problème (et ses solutions), vous trouverez bien d'autres informations en faisant des recherches sur les moteurs Internet.

Notre architecte a favorisé le système des drainages. Il convient d'assurer durant la réalisation de cette phase une surveillance renforcée du chantier via votre architecte, afin de vous prémunir des risques liés à une mauvaise mise en place.

Outre le drainage prévu, nous avons par ailleurs, triplé les protections sur le sujet, et ce, volontairement, en prévoyant plusieurs systèmes afin d’éviter les problèmes potentiels liés à l’humidité sous toutes ses formes.

> Etanchéité (couche 1) – Cimentage et badigeonnage

> Etanchéité (couche 2) – Membranes à pastilles

> Remblais au sable pour les murs enterrés, lequel, laisse passer l’humidité et évite du coup la stagnation éventuelle le long des murs (le sable ne retient pas l’eau);

Nos murs enterrés font une épaisseur de près de 45 cm au départ d'un bloc en béton/argex de 29 cm de profondeur (à la différence des murs extérieurs qui sont de 33 cm).

De plus, la dalle au sol a été isolée plus qu’il ne faut sous le contrôle de notre ingénieur en stabilité afin d'éviter les problèmes d'humidité ascensionnelle...

 

 

 

 

 
"Jey" version 3.1 - Jérémie MALENGREAU © 2001-2013